Michel LEFEBVRE


Né le 14 décembre 1933 à Dijon (Côte d'Or)

       Ingénieur honoraire au CNRS. Son parcours est qualifié d’exemplaire et atypique. On parle de trois vies successives, en fait, elles sont reliées. On pourrait résumer en trois mots : Océan, Etoiles, Espace. En 1951, il part naviguer « au commerce » ; capitaine au long cours en 1956. Il rejoint l’observatoire de Paris en 1960 comme astronome assistant dans le service d’astrométrie de Bernard Guinot. L’apprentissage de la mécanique céleste lui permet d’entrer en 1963 comme ingénieur chercheur au CNES. En 1971, il prend la tête du département de géodésie spatiale. Ce département proposera notamment, les satellites STARLETTE, STELLA, PEOLE pour déterminer le champ de gravité de la Terre. Il se concentre sur la mesure de la topographie de la surface de l’océan par altimétrie radar. Il propose en 1981 d’équiper un satellite SPOT d’un altimètre, c’est le projet POSEIDON. Il est nécessaire d’avoir une trajectoire du satellite avec une précision centimétrique. Il a fallu pour cela développer un nouveau système avec 40 stations au sol, DORIS. Poséidon sera par la suite une composante d’un projet entre le CNES et la NASA : TOPEX/POSEIDON qui sera lancé en 1992, deux mois après le 1er sommet de la Terre à Rio.
     Michel Lefebvre sera le « project scientist » français et animera le SWT (Science Working Team) TOPEX/POSEIDON mesurera pendant 12 ans le niveau de l’océan relayé par les satellites JASON 1et 2. Les principaux résultats obtenus sont la circulation océanique en trois dimensions à l’échelle globale, les marées, le niveau de la mer. Impliqué au niveau européen, initiative avec l’ESA de l’atelier SONG en 1978, membre du SSWG ( Solar System Working Group) puis dans les projets européens ERS 1, 2 et ENVISAT. Au niveau international, membre du SSG de WOCE (World Ocean Circulation Experiment), membre de l’OOPC, initiateur du programme GODAE avec Neville Smith, expert de la NASA en Solid EARTH. Avec l’Union Soviétique, il sera secrétaire du comité scientifique du programme d’exploration de Vénus EOS VENUS. Au niveau français, initiateur du projet multi-organismes MERCATOR, professeur à SUP AERO et chargé de cours à l’ENSTA, membre de l’académie de l’air et de l’espace, membre correspondant du bureau des longitudes, co-auteur avec François Barlier d’un article dans la revue NAVIGATION « En attendant Galileo… de DIAPASON à JASON » et « A new look at planet Earth : satellite geodesy and geosciences » publié dans SPACE CENTURY SCIENCE. Animation de la recherche et gestion de la recherche à travers la participation au comité national du CNRS.

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